Chaque année, des centaines d'étudiants s'assoient dans un amphithéâtre, écoutent un dirigeant pendant une heure, applaudissent et rentrent chez eux. L'information reçue est intéressante ; l'opportunité, elle, est passée à côté. Voici comment ne pas en faire partie.

Avant : vingt minutes de préparation

Renseignez-vous sur l'intervenant, pas sur sa structure. Le parcours d'une personne est bien plus utile que la fiche Wikipédia de son club. Où a-t-elle commencé ? Quel poste a-t-elle occupé juste avant ? C'est là que se trouvent les questions que personne d'autre ne posera.

Préparez deux questions écrites. Une question ouverte sur une décision qu'elle a eu à prendre, et une question concrète sur son métier au quotidien. Écrivez-les. Sur le moment, la mémoire s'efface plus vite qu'on ne le pense.

Fixez-vous un objectif unique. Pas « faire du réseau », c'est trop vague. Plutôt : obtenir un échange de deux minutes avec une personne précise, ou comprendre comment on entre dans un service donné.

Pendant : la question qui vous rend identifiable

Une bonne question en fin de conférence remplit trois conditions. Elle est courte, elle porte sur l'expérience de la personne plutôt que sur une actualité, et elle commence par votre prénom et votre formation. Ces cinq secondes de présentation sont ce qui permettra à l'intervenant de vous reconnaître dix minutes plus tard.

« Bonjour, Camille, en master de management du sport. Vous avez changé de secteur au bout de six ans : qu'est-ce qui vous a manqué, et qu'est-ce que vous avez retrouvé ? »

Ce type de question obtient presque toujours une réponse développée, parce qu'elle demande un souvenir plutôt qu'une position officielle.

Juste après : les cinq minutes décisives

La fin de la séance est le seul moment où l'intervenant est accessible et encore disponible mentalement. Ne partez pas. N'attendez pas non plus que la file se forme : approchez tôt, restez bref.

Une phrase suffit : rappelez votre question, remerciez pour un point précis de la réponse, puis demandez si vous pouvez lui écrire. La demande de contact est beaucoup plus facile à accepter quand elle vient après un échange réel, même court.

Ensuite : la relance que l'on ne regrette pas

Écrivez dans les quarante-huit heures, pas trois semaines plus tard. Le message tient en quatre lignes : le contexte de la rencontre, ce que vous avez retenu, ce que vous cherchez, et une demande précise et facile à satisfaire.

« Est-ce que vous auriez quinze minutes ? » est une bonne demande. « Est-ce que vous auriez un stage ? » n'en est pas une : elle place la personne en position de refuser.

  • Relancez une fois, dix jours plus tard, jamais deux.
  • Si la réponse est non, remerciez quand même. Le secteur est petit, les gens se souviennent.
  • Si la réponse est oui, préparez cet appel autant que l'entretien d'un stage.

Le rôle d'une association

Tout ceci suppose d'être dans la salle. C'est précisément ce que fait Sorbonne Sport Business : recevoir des décideurs du sport à La Sorbonne, plusieurs fois par an, et donner à ses membres la priorité sur les questions et les inscriptions.

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