Cinq ans après sa relance par ASO, le Tour de France Femmes n'est plus un pari : c'est une propriété médiatique qui grandit à chaque édition. Les chiffres de 2026 le confirment, à la télévision comme sur le numérique.
La télévision : des records portés par la montagne
Sur France Télévisions, l'épreuve a cumulé 23,2 millions de téléspectateurs, en hausse de 5 % par rapport à la moyenne des deux éditions précédentes. Chaque étape a réuni en moyenne 2,6 millions de personnes (+20 %), avec 32,9 % de part d'audience : France 2 était leader sur l'après-midi. Et comme souvent en cyclisme, c'est la montagne qui a fait le spectacle : l'étape arrivant au Mont Ventoux a culminé à 5,1 millions de téléspectateurs.
Le numérique croît plus vite que la TV
La vraie dynamique est ailleurs. Les plateformes de l'épreuve ont enregistré 241 millions de vues (+12 %), le site officiel 12,4 millions de visites, et surtout l'engagement sur les réseaux sociaux a bondi de 56 %, avec 10,5 millions d'interactions pour 3,6 millions d'abonnés. La course est diffusée dans 190 pays, pour plus de 100 millions d'heures visionnées en Europe.
Ce que ça dit du sport féminin
Le modèle économique d'une course cycliste ne repose pas sur la billetterie, inexistante par nature : tout passe par les droits TV, le sponsoring et les villes-étapes. La croissance de l'audience est donc la seule monnaie qui compte, et elle est au rendez-vous, édition après édition.
- Pour les sponsors, l'engagement numérique (+56 %) devient l'argument de vente principal, devant le GRP télé.
- Pour ASO, l'épreuve féminine s'installe comme un actif à part entière, plus seulement comme une extension du Tour masculin.
- Pour les diffuseurs, le sport féminin confirme qu'il peut être leader d'audience sur une case stratégique de l'été.
Ces questions étaient au cœur de notre table ronde Women In Sports : elles dirigent le Jeu, à revoir sur la page de l'événement.
